Le Kayak extrême

 

   
1-  Où pratiquer ?
2-  Le niveau requis
3-  Les sensations
4-  Le matériel nécessaire
5-  La page de Claude

 

     1-  Où pratiquer ?  

     Le kayak extrême se pratique dans tout cours d'eau à grand ou à petit débit. L'important est que la configuration de ce cours d'eau permette de le descendre !  Quoiqu'il y ait de courts passage en plaine de rivière extrêmes, en général, les rivières extrêmes sont en montagne. Les rivières extrêmes sont pentues, très pentues jusqu'à 15 - 20 degrés, comme le Gave de
Lutour. Ce ne sont pas les chutes qui font la différence car tout le monde peut s'y laisser tomber, mais les passages très pentus et très encombrés de rochers. Dans les massifs anciens comme les Cévennes, les rivières sont souvent en escalier: une chute, un plat; dans les massifs jeunes, comme les Alpes, la pente est d'avantage constante.

     2-  Le niveau requis :  

     Ce n'est pas à la portée de tous. C'est à la portée de celui qui va consacrer beaucoup de son temps, de son intelligence et de son énergie à ce sport. Ainsi, une bonne expérience et une certaine motivation sont les ingrédients primordiaux du kayak extrême. L'aide d'amis kayakistes bien expérimentés n'est pas à négliger non plus.

     "ils ne savaient pas que c'était impossible, alors ils l'ont fait.", m'a dit Claude. Cela exprime bien l'esprit des sports extrêmes, le niveau est fonction de notre vision de l'activité.

 

     3-  Les sensations :  

     Dès que l'on cherche à dépasser ses réelles capacités, on risque fort de devoir affronter des situations périlleuses et les sensations peuvent ainsi atteindre une intensité rare. Il tient à chacun de décider le niveau de ses sensations en mesurant les risques encourus. D'après Claude, qui est à l'origine de cette page sur le Kayak extrême, vouloir dépasser un peu trop ses capacités pour atteindre l'extrême sensation est le sentier qui mène au "côté obscur" des sports extrêmes. Ainsi, il est conseillé de pratiquer dans des cours d'eau qui ne dépassent pas votre niveau. Dans les sensations, il y a aussi la beauté du paysage : "l'eau qui coule, les reflets du soleil, les rochers ronds, les grandes étendues de rochers à nu sur lesquels l'eau s'est creusé un passage, le courant qui déplace le sable au fond de l'eau ...". Bref, comme tous les sports en milieu naturel, on bénéficie d'un superbe cadre.
 
 

    4-  Le matériel nécessaire :

Matériel nécessaire pour le kayak extrême
 Matériel Photo Explications
Casque Intégral   La tête peut facilement heurter les rochers, il faut la protéger donc.
Gilet   un gilet qui flotte plus que la norme réglementaire et qui s'ouvre devant, car il peut arriver même si c'est rarissime que l'on doive l'enlever pour se sauver: notamment dans 2 cas: lorsque l'on est accroché sous l'eau par le gilet à une branche d'arbre par exemple ou lorsque l'on est dans un rappel. Le rappel, c'est là où il y a le plus de mort en kayak et en général
ce ne sont pas des spécialistes, il y a eu le cas d'élèves avec leur moniteur, sans doute pas assez compétent pour reconnaitre le danger. Le rappel c'est quand au pied d'une chute, l'eau en surface revient vers la chute donc vers l'amont au lieu de s'écouler vers l'aval, le courant nous ramène inlassablement vers la chute où l'on est engouffré sous l'eau de
manière répétitive. Au fond le courant part vers l'aval, en enlevant le gilet on a une chance de le suivre. Le mieux étant de ne pas tomber dans un rappel.
Le kayak   Le kayak: assez court, volumineux, aux pointes relevées, rondes et épaisses, pas aplaties comme sur les kayaks de rodéo. Le kayak de compétition est le modèle à ne surtout pas utiliser en haute rivière car il n'est pas assez maniable, pas assez volumineux, trop fragile il s'enroulera autour des jambes si l'on est coincé contre un rocher, et les pointes étroites et fines se coincent trop facilement contre des arbres, rochers, etc..
corde de sécurité   On n'est jamais seul en rivière extrême sauf quelques rares spécialistes. Il faut avoir de quoi porter secours aux autres descendeurs: il faut une corde. Il vaut mieux qu'elle flotte et qu'elle puisse être vu de celui qui est dans ou sous l'eau. Le jaune ou approchant est bien. Les anciens y attachaient une chambre à air, cela ne se fait plus, mais c'était peut-être mieux.
La corde, vous devez toujours l'avoir avec vous, même sur la rivière la plus facile.
Pagaie   Mieux vaut solide que légère, une manche qui casse au-dessus d'un passage infranchissable et ce serait le cauchemar, peut-être le dernier.
Autres protections:   En kayak extrême on cogne inévitablement les rochers. Lorsque tout va bien on ne cogne que le kayak. On prend appui sur les rochers avec la pagaie et parfois on cogne aussi les doigts: il faut des gants. Il faut aussi des coudières. Un combinaison épaisse protège des chocs en cas de dessalage. En haute rivière, on peut dessaler, en extrême il vaut mieux ne plus dessaler. Réussir le passage est la meilleure protection, si l'on a des doutes sur les
chance de réussite, il vaut mieux s'abstenir. Nous ne sommes pas inoxydables, et même au contraire bien fragiles.

     5-  La page de Claude :

     C'est en tombant sur le site de Claude que j'ai découvert l'expression "kayak extrême". Afin d'exprimer toutes ses pensées sur cette activité il nous a composé une petite (longue) page qui est accessible en cliquant ici.

Merci à Claude pour tous les renseignements concernant cette activité extrême.

Boris.